Jean Luc Mouty

Publié le par eric roux

Jean luc Mouty, très grand, très gentil,
un très bon cuisinier
 

Jean Luc Mouty au Castel Hôtel.
Repas de samedi soir avec la famille Roux et des potes. C'était simplement bien et sincères.


Nem de gibier

 

Loup, pudding aux amandes
et crème parfumée à la verveine

 

 

Filet de salers sur une tartelette aux cèpes

 

Extrait du chariot de dessert, croque
en bouche et pistache chocolat

 

Le Castel Hôtel est un endroit improbable. Un hôtel et deux restaurants à Saint-Gervais-d’Auvergne, tenus depuis trois générations par la même famille, comme si leur sens de l’accueil s’était poli, affiné au fil du temps. Rien n’est basé sur l’esbrouffe, le clinquant, une normalité sincère faites de délicatesse ou la cuisine, technique, classique, est propre à Jean-Luc Mouty. Une grande baraque de 1m97, terminé par un sourire et un humour au second degrés ou la maison familiale est invendable et la clientèle absente. Ça le fait rire.

. Un hôtel et deux restaurants à Saint-Gervais-d’Auvergne, tenus depuis trois générations par la même famille, comme si leur sens de l’accueil s’était poli, affiné au fil du temps. Rien n’est basé sur l’esbrouffe, le clinquant, une normalité sincère faites de délicatesse ou la cuisine, technique, classique, est propre à Jean-Luc Mouty. Une grande baraque de 1m97, terminé par un sourire et un humour au second degrés ou la maison familiale est invendable et la clientèle absente. Ça le fait rire.

Pourtant de Pâques à la Toussaint, il suffit d’enter dans la cours du Castel pour voir aligner les plaques minéralogiques du nord de l’Europe en route vers le midi par le chemin des écoliers. Invariablement la première personne rencontrer est Anne-Marie, la maman de Jean-Luc. Avec plus que de la gentillesse, elle vous reçoit, vous guide et immédiatement arrive à vous faire croire que vous êtes un vieil ami de la famille. C’était elle qui cuisinait avant son fils. Il est revenu aux fourneaux de la grande maison familiale, a à peine un peu plus de vingt ans, armé de sa formation en école hôtelière, de un an chez Rostang et d’un soupçon de passage chez Robuchon. Et tout le monde c’est mis au travail pour faire vivre le Castel. Les sœurs ont conseillé financièrement et mis leur goût au service de la décoration de la maison. La tante Ninette continue à préparer les confitures servies au petit déjeuner et s’affaire à cultiver les fleurs. La maman accueille, et aide au service Rachel.

Car si on a l’impression d’être dans un monde à part, la maison Mouty est ouverte sur l’ailleurs, attentive à ce qu’il se fait partout. Jean-Luc Mouty a compris que tout le monde ne pouvait être général étoilé Michelin dans un lieu improbable du Massif-Central. Il cultive son univers et sa sincérité. Toujours en mouvement, hors des tendances et de la cuisine business, il rassure en faisant son travail d’hôtelier et de restaurateur. Pour moins de 20 euros vous pouvez manger au “comptoir à moustache’, le restaurant de tous les jours ou la crêpe Célina, crème réduite, jambon à l’os et salers, évoque le goût du souvenir. Jean Luc aime travailler des produits comme le paleron et le jarret de veau pour réaliser une cuisine cuisinée, que l’on ne mange plus ni à la maison ni au restaurant.

Pour vivre et maintenir son activité à une heure de Clermont, la maison est ouverte du printemps à l’automne, reservant l’hiver au banquet du pays. Puis dès qu’il a le temps Jean Luc voyage avec sa copine et Anne-Marie s’il est en forme. En Chine, en Afrique, en Egypte, histoire de se prouver que la connaissance de son ici a forcément besoin d’ailleurs.
Si un jour, vous avez un grand chagrin, la gentillesse de ce lieu vous rendra amoureux, car le Castel Hôtel est une auberge comme il manque trop dans le paysage de notre gastronomie française.

 Castel Hôtel 1904,
63390 Saint-Gervais-d’Auvergne
Tél. 04 73 85 70 42


 

Publié dans Restaurateurs

Commenter cet article

reboli 28/10/2005 14:11

chalut a vous tous, de geneve
je trouve monstrueux qu'une personne tel que vous RAPIEZ du parmesan
c'est une honte comment pouvez faire une chose pareille à un produit aussi noble surtout pour faire une risotto
mais bon on vous pardonnes
vous devez être tout de même bon dans un domaine
anthony geneve bonjour a maitena c'est la meilleur tchao regazzo

andre giroudot 26/10/2005 14:41

le Filet de salers sur une tartelette aux cèpes est effectivement un délice.

daniel 25/10/2005 14:09

Mr Eric:
Un long article est consacré aux jeunes chefs du grand sud-ouest, dans le dernier SUD-OUEST DIMANCHE justement!
Avec restos, adresses, téléphones,etc...

Frankie 25/10/2005 09:41

Ai vu un reportage sur ce resto chez la concurence (Petitrenaud) http://www.france5.fr/cpostale/007612/1/127983.cfm
C'est sans aucun doute mon prochain WE gastro

rem 25/10/2005 09:28

Merci pour l'adresse, a mon prochain passage dans ce beau pays arverne, promis j'y vais !
j'en salive d'avance !