Les mots se mangent 1

Publié le par eric roux

Secs les légumes.

Je reviendrai de manière beaucoup plus précise dans les semaines à venir sur les légumes secs, avec recettes à l'appuis. Lentilles, pois chiche, soisson, tarbais. Mais dès demain un ragoût de lentilles,  Maghreb style, avec agneau et cumin.

 

De temps à autre je vous propose à la demande de nombreux lecteurs une tentative de dico. culinaire.

Ces tentatives seront toujours nommés "les mots se mangent" avec un nouveau chiffre à chaque numéro.  Pour réaliser ces chroniques j'utilise plusieurs ouvrages :
- Larousse Gastronomique éditions 1932 et 2000(réf. 1)
- Le dictionnaire des mots de la table de Tristan Hordé, de 2004 paru aux éditions Ouest-France(réf. 2)
- Mots de cuisine, de Emmanuelle Maisonneuve et Jean-Claude Bernard, paru chez Buchet Chastel(réf. 3)
- Histoire Naturelle et morale de la nourriture de Maguelonne Toussaint-Samat paru chez Larousse(réf 4)
- Lou tresor dou felibrige de Frédéric Mistral  enfin des dictionnaires plus classiques des synonymes, d'étymologie  et d'orthographe (ah, ça vous fait rire).

Allez c'est parti camarades.

ABAISSE
Pâte étendue avec un rouleau ou un laminoir pour l'amincir. La pâte abaissée peut garnir, un moule à tarte, former le fond et le couvercle d'une tourte, garnie et repliée sur elle-même former un chausson ou un ravioli, ou être taillée à l'emporte-pièce ou au couteau.
Abaisse serait apparu dans "Le Viandier" de Taillevent en 1390. L'épaisseur de l'abaisse peut être très variable, de très fine à un doigt , ou passer de 2/3 millimètres à un centimètres. Le pâté en croûte aime l'abaisse épaisse, le ravioli chinois la désire fine, quand au strudel il l'exige diaphane. Ne mesurez jamais vos abaisses au pied à coulisse mais bien plus au sentiment. L'épaisseur d'une abaisse, se juge mais ne se mesure pas.
La diversité des pâtes à abaisser est presque infinie, en générale elles sont brisée, feuilletée, sablée, à pâtes, à merveilles. La pâte à pain s'étire, s'allonge plus qu'elle ne s'abaisse.


ABATS
Apparu au début du XV° siècle, son singulier désignait la viande d'animal abattu. Au pluriel, abats désignent les parties considérées comme les moins nobles de l'animal, en fait ils sont les éléments comestibles séparés de la carcasse.
La boucherie moderne les désigne sous le nom de cinquième quartier, réunissant les abats blancs (fraise, gars-double, oreilles, pansette, pieds, tête, tripes) et les abats rouges (amourettes-moelle épinière, animelles-testicules, cervelle, coeur, foie, joue, langue, museau, queue, ris, rognon). L'ensemble formé par le coeur, la rate, le foie, et les poumons est appelé fressure. Les tripiers étaient les maîtres de ces abats.
Malheureusement, cette profession a beaucoup souffert de la crise de la "vache folle". Chez les volailles les abats prennent le nom d'abattis, morceaux secondaires réunissant tête, cou, ailerons, pâtes, gésier, coeur, foie, et les rognons et crête du coq.

Publié dans Les mots se mangent...

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sophie 30/01/2006 14:02

ce serait amusant qu'un maximum de fidèles du blog à l'heure exacte où passait Eric, envoient un SMS : "http://www.rouxcuisine.com".... pour montrer notre indignation générale....

thierry 27/01/2006 20:01

Les mots de la cuisine, excellente idée !
Une foie de plus éric nous montre que la cuisine ce n' est pas des "recettes" toute faites, c' est de la poësie, de l' imagination, de l'amour ... car celui qui sait qualifier de "diaphane" une abaisse dans une si belle définition, ne peut être qu' un poëte, un amoureux des casseroles ... un homme libre !
Cela me réconforte de constater que nous sommes si nombreux à être indignés.Le ton de la pluparts des commentaires prouve bien que nous ne sommes pas prêts à avaler la "soupe" que l' on nous sert.
Nous avons le pouvoir, servons nous en ... et bien.
Encore merci et bravo éric.
 
 

daniel 25/01/2006 21:33

Et ce con qui parle de QI...

Le sien n'atteint pas le 22!

daniel 25/01/2006 21:28

Y'a un Daniel qui signe ses textes...
C'est moi...

Y'en a un autre qui, parce que la maladie l'a atteint de plein fouet, se sert de cette homonymie pour vomir tout le fiel dont il est empli...

Si le Sarkozy qui influe sur les décisions des pontes de Canal voulait un peu s'intéresser de près à ce cas isolé, il pourrait l'envoyer paître hors des frontières du blog d'Eric...
L'envoyer, menotté, pisser sa morve au fin fonds d'une brousse obscure...

Ce Sarkozy-là n'existe pas...

Et c'est bien dommage...

benjamin dit "le chimiste"\ 25/01/2006 19:51

Salut à tous,
ça fait du bien des fois de se réunir pour une même cause. Eric a su nous rendre militant. Tout d'abord dans le choix des produits. Aujourd'hui, on pense qu'on a perdu un mentor. Mais si vous avez été fidèle à cette émission vous êtes prêts. Vous savez choisir un foie gras, des carottes. Vous savez quand acheter une aubergine et un choux fleur. Vous savez reconnaitre un bon morceau de viande. Vous pouvez passer trois heures à préparer un apéro ou faire une quiche en 5mn.
Vous savez choisir les bons accessoires (silicone, cuivre...)
Alors maintenant c'est à vous de partager ce qu'Eric nous a offert: une passion.
Eric nous te disons merci et à demain