Pâtes si simples.

Publié le par eric roux

Tonino Benacquista semble avoir une vrais passion pour la cuisine. Dans "La commedia des ratés", paru en Folio policier, il nous livre deux trés belles pages consacrées aux pâtes.
Monde de complexité et d'imaginaire, les pâtes et leurs formes concluent une histoire de miracle et d'amitiés. Nous sommes au Georges V, superbe palace parisien. Antonio, le héros, s'est payé du luxe. Au petit déjeuner il lie connaissance avec un vieux monsieur.

"...
- Vous êtes sans doute d'origine italienne, non?
- Si.
- Alors vous savez cuisine les nouilles.
Un raccourci aussi inattendu m'a fait sourire.
- Les nouilles non. Uniquement les pâtes.
- Les pâtes si vous préférez ... Vous savez les accommoder ?
- Certaines, oui. Mais les pâtes sont bien plus qu'un aliment en mal de sauce.
- C'est à dire ?
- Elles forment un univers en soi, à l'état brut, dont même le plus fin gourmet ne soupçonne pas toutes les métamorphoses. Un curieux amalgame de neutralité et de sophistication. Toute une géométrie de courbes et de droites, de plein et de vide qui varient à l'infini. C'est le royaume suprême de la forme. C'est de la forme que naîtra le goût. Comment expliquer sinon qu'on puisse dédaigner un mélange de farine et d'eau quand il prend tel aspect, ou l'adorer quand il en prend un autre. C'est là qu'on s'aperçoit que l'arrondi a un goût, le long et le court ont un goût, le lisse et les stries aussi. Il y a forcément quelque choses de passionnel là-dedans.
- De passionnel ?
- Bien sûr. C'est parce que la vie elle-même est si diverse et si compliquée qu'il y a autant de formes de pâtes. Chacune renvoie à un concept. Chacune va raconter une histoire. Manger un plat de spaghettis, c'est comme imaginer le désarroi d'un être plongé dans un labyrinthe, dans une entropie inextricable de sens, dans un sac de noeuds.
..."

Je m'arrête là, mais le passage sur les pâtes est bien plus long. Lisez "commedia des ratés", une histoire d'amitiés, de vigne, de saint et de pouvoir ou une fois de plus la cuisine est une belle métaphore de la culture.
Mais tiens au fait, la forme primerai sur le sens, ou le sens serait il indispensable à penser la forme des pâtes. Ou autrement, il ne font jamais confondre se raconter une histoire ou raconter une histoire. En cuisine s'entend.

Publié dans Produits

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referencement 24/04/2006 16:11

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Alex 21/04/2006 23:20

Hello camarade,
 

Je viens de finir la préparation des gâteaux de Pâque russes (je ne sais pas si tu connais ça...) et voilà que je tombe sur ton petit billet concernant la recherche de boulot. Comment exprimer mon indignation ? Il est INADMISSIBLE  qu'un gastronome auvergnat, et chroniquer charismatique de surcroît, ne croule pas sous les propositions d'embauche les plus alléchantes !  Et la télé publique, ils ne t’ont pas contacté… ? Parce que ça devrait être inscrit dans la Constitution, les minutes nécessaires de Monsieur Roux ; il y va de l’avenir gustatif du pays, cré bon sang !
 

Je tâcherai de faire un nouveau post sur neo pour t’encourager, l’ami (mais bon, je doute que ça t’aide beaucoup à trouver de l’emploi…)
 

 

Maguy 20/04/2006 20:29

Salut Eric,  je te trouvais très très  bien  à NNSPDA, tu apportais une touche de réel.  Je loupais les premières minutes mais tous les jours j'étais devant le poste pour ta rubrique.  Ce que j'aimais?  Ta façon de parler des aliments comme s'ils venaient tous de ton jardin, simplement sans grandiloquence (je pense aux autres).  Je regarde encore Maitena parce qu'en face il n'y a rien, et que lorsque mes écoliers sont rassasiés de bonnes choses inspirées par tes rubriques et blog, j'aime bien regarder ce qui se passe sur Canal.  C'est l'habitude mais c'est devenu d'un triste et d'un banal.   En résumé, il manque une pointe d'ail, des petites échalottes et  le persil tout frais de ton jardin.Tiens bon Eric,  j'espère que tu vas revenir à la TV  très vite.  En attendant je relis tes rubriques pour  ma culture et  varier les menus.

eric r 20/04/2006 09:18

problème de mail qui ne passe pas.
e.nimsgern@libertysurf.fr me demandait des adresses sur Paris pour cause de vacances. Voilà une petite séléction dispo pour tout le monde.
Alors, alors, les vacanciers,
Les Papilles, 30 rue Gay Lussac, Paris 5° 01 43 25 20 79. de 28 à 50 €
Fogon, (superbe espagnol) 45 Quai des Grands Augustins Paris 6° 01 43 54 31 33 de 35 à 45 €
Chez Michel, 10 rue de Belzunce, Paris 10° 01 44 53 06 20 environ 30 €
La Régalade, 48 Av. Jean Moulin, Paris 14° 01 45 45 68 58 environ 30 €
La Cerisaie, 70 Bd Edgard Quinet, Paris 14° 01 43 20 98 98 de 28 à 80 €
Le Baratin, 3 rue Jouye-Rouve, Paris 20° 01 43 49 39 70 de 13 à 30 €
Les Magnolias 48 Av. de Bry, 94170 Le Perreux sur Marne (est de Paris) 01 48 72 47 43 de 36 à 78 €
Bien sûr il est à chaque fois recommandé de reserver. Tous des bistro de bistronomie et de bons vins sauf les Magnolias gastro déjanté.
Bonnes vacances veinards.
Eric Roux