Aiguisons nous l'appétit

Publié le par eric roux

Vous connaissez le vieux principe, la cuisine serait trop simple, si elle n'était que des recettes. Pour commencer notre balade Shanghaises, la libéralisation au sens capitaliste du terme, entraîne à coté des affaires, une nouvelle liberté des esprits. Ainsi, des artistes chinois ont investi il y a quelques années d'anciens docks, empêchant leur démolition, pour  créer des lieux d'expositions de leur travail. Cela a donné Shang'art. Un lieu de ruelles donnant sur d'immenses ateliers.

Qui dit libéralisation, dit argent et nouveaux riches, donc achat "d'inutiles"  tableaux et sculptures, donc inflation des prix et notoriété des artistes, quittant les marges de la société. C'est ça Shang'art, un monde qui bouge, basculant et se tenant en équilibre entre socialisme à la Mao et marché ultra libéral et ses avatars. Ca peut être beau, farci (retour de la cuisine) de ces fractions symboliques d'un monde qui bouge, vite. L'impression de Shanghai, c'est que vous pouvez vous endormir dans un quartier ancien et vous réveiller au milieu de cinq tours de cinquante étage construites durant la nuit.

Pour nous européens nous avions toujours l'impression d'une Amérique toujours grande, trop grande, et bien Shanghai, c'est encore plus grand, plus vite. A la différence énorme, c'est que ce grand et ce vite se construisent sur quatre mille ans d'histoire. De retour de Shanghai, je m'acharne à écouter la BO de In the mood fo love.

Comme une pub détournée, les regards des hommes, les bouches ouvertes sur des rangs de dents, regardent quoi. La fille qui court (vite) ou l'appât consumériste.

 

Immense portrait signé Zhou  Tiehai.

 

Comme des reliques, les camarades dressés vers l'avenir radieux du socialisme, font les hommes troncs dans une galerie d'art à Shanghai.

 

Comme un espoir, les hommes de chiffon regardent un pécher en fleurs. De nouveaux hommes troncs.

 

C'est le même artiste, que la tableau pub du début qui a réalisé cette statue.
www.shangartgallery.com

 

A la fois bistrot musical et label de musiques chinoises modernes et ethniques, un lieu libre au milieu des galeries d'art de Shanghai.

 

Floor 1, Block 11, n° 50 Moganshan road, Shanghai.
www.bandumusic.com

Publié dans Reportages

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daniel 18/06/2006 21:24

Il faut applaudir à la perspicacité enquêtrice de Frankie!

Sans elle et son Appel, aujourd'hui Dimanche 18 Juin, nous serions resté sans nouvelles de notre Résistant préféré!

eric r 18/06/2006 11:06

Ca devient inquiétant, tout un tas d'épisodes chinois en attentes. Je mène l'énquête pour me retrouver moi même. Très vite du nouveau.
Courage camarades !!!!!!!!

frankie 18/06/2006 11:00

Dix jours après la disparition du petit Eric a Shangaï, les enquêteurs poursuivent leurs efforts pour tenter de le localiser. Les recherches n'ont jusqu'ici rien donné. Hier, des fouilles ont été menées en haute Loire, où deux casseroles, dont une semblant appartenir au disparu, ont été découvertes dans une cave à fromage. Les enquêteurs se sont également intéressés à des cuisines inoccupées à Paris, situées exactement à mi chemin du Crïon et des locaux de la société Canal plus. Une personne a été interpellée mais il s'agit, selon les enquêteurs, d'un sommelier qui n'est pas lié au dossier.
A vous les studios !...

daniel 09/06/2006 21:08

Qui dit libéralisation, dit argent et nouveaux riches, donc achat "d'inutiles"  tableaux et sculptures, donc inflation des prix et notoriété des artistes, quittant les marges de la société. C'est ça Shang'art, un monde qui bouge, basculant et se tenant en équilibre entre socialisme à la Mao et marché ultra libéral et ses avatars.
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Vu les désirs exprimés par les nouveaux riches Chinois qui n'ont rien à envier à ceux de leur modèle occidental puisqu'ils en reprennent, image par image, les mêmes thèmes, vous nous démontrez ici, Eric, que l'Art contemporain tel qu'on nous le propose aujourd'hui, n'est autre chose qu'une valorisation purement spéculative des bénéfices récoltés par une poignée de "saigneurs" et cela à condition que l'art proposé soit entièrement dénué de profondeur intellectuelle et(ou)artistique, de critique même de cette société sans cervelle, vu que cela mettrait "hors marché" ceux qui aspirent à le conquérir!

C'est le riche qui achète et ce qu'il achète ne peut ni ne doit en aucun cas heurter sa conscience!

Bye, bye, Van Gogh...

Vive Andy Warhol!

krysalia 08/06/2006 14:29

sympathique ce voyage :) c'est gentil de nous emmener avec toi !