Petite nouvelle du front.

Publié le par eric roux

 Introspection solitaire et dépressive ou le métier de critique gastronomique.
Voici ce qu’un cuisinier me raconte : Gilles Pudlowski est venu déjeuner hier. Enfin, déjeuner.... l’office du tourisme lui a recommandé de venir chez moi. Montre en main il est resté 25 minutes, a pris un plat, ne l’a pas fini, a écrit sur son ordi le papier prévu pour octobre et m’a dit “estimez vous heureux que je sois passé”. Pour le même déj. monsieur Pudlo a enchaîné avec une brasserie. Nous pourrions croire à de l’aigreur de restaurateur, si ce n’est que Pudlo est assez coutumier du fait, puisque dans un restaurant reconnu en France et à l’étranger, comme un des plus inventif aujourd’hui, arrivait à midi, ce même critique dit en gros : j’ai pas envi de tous ces trucs, faites moi un morceau de viande. Et Hop ! Si nous rapprochons ceci d’une petite phrase entendue en fin d’après-midi de la bouche d’un critique travaillant pour un très gros hebdo de fin de semaine : je suis crevé, j’en ai fait 6 à midi.

En fait critique gastronomique, ne serait que le moyen de se la péter dans des grandes maisons, régulièrement, quand on en a ni les moyens, ni la culture !

P.S. En plus c’est très chiant de manger seul, et de faire plusieurs restaurants en un seul midi ou soir. On ne sent plus rien, on ne comprend plus rien, car la cuisine n’est elle pas avant tout humaine.

Deuxième P.S. En fait, dorénavant, quand j’aurai de petits ragots, je vous les rapporte, d’ac.?

Publié dans Divers

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Anne (Papilles et Pupilles) 24/06/2007 09:55

Juste une remarque non sur le contenu qui est toujours intéressant mais sur la forme. Pourriez vous aggrandir la taille des caractères ? A moins d'avoir une configuration en 800x600 ce que l'on voit de moins en moins, on peine énormément.

Trish Deseine 23/06/2007 22:06

Halte aux sweeping statements! A l\\\'exception de  François Simon (dont la plume et l\\\'extrême raffinement du regard le sauveront toujours du burn out gastro) je pense qu\\\'il y a effectivement la sell by date est arrivée pour quelques critiques établis. Lorsque leurs noms deviennent en plus des marques de guides ils sont pris dans un engrenage infernal.MAIS heureusement il y a le Fooding. Ils  brassent large pour trouver leurs chroniqueurs et récoltent donc de l\\\'émotion pure de cette chair fraîche. J\\\'en sais quelque chose (et toi aussi Eric, sois franc!) car cette année j\\\'ai chroniqué en  bande, en amoureuse, avec mes enfants, seule happy , seule sad mais jamais blasée, jamais indifférente, même en faisant deux déjs et un dîner en la journée. Et ça, c\\\'est à cause des frais réduits et la volonté d\\\'apporter le plus d\\\'infos, non pas le manque d\\\'appetit ni d\\\'envie. A te lire.Tx

Tiuscha 23/06/2007 07:29

Mille et une façons d'être critique gastronomique, il faut sûrement un bon estomac mais de la compagnie et du temps, avec un minimum de plaisir me semblent le minimum aussi !