Deux jolies adresses

Publié le par eric roux

 Le Verre Galant,
6, Rue François Gillet,
42000 Saint-Étienne
(04 77 37 81 79)
Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 19h.

Après dix de travail dans les vignes, Jean-Jacques Maleysson, choqué par les dérives du tout chimique a décidé de se faire caviste, pour raconter les vins différents, de la production sans souffre et de la biodynamie. Installé dans une rue populaire de Saint-É., sa boutique fait le tour de la production vinicole naturelle et pour faciliter les découvertes donne à manger tous les midis.

Des assiettes efficaces ou autour d’une salade il propose huit tartines, avec jambon serrano, saucisse d’herbe, filet de flétan ou anchois marinés, le tout pour 9 euros 50. Si vous êtes une bonne tablée vous pouvez commander au patron un vrais plat du jour, comme le bœuf bourguignon, fondant à souhait et parfaitement lié, servi le jour de notre visite à une dizaine de vestes en tweed. En plus, le prix ne change pas, 9.50 avec un verre de Bourgogne générique de Claude Maréchal. Si vous vous êtes accordé un verre de jurançon sec de Charles Hours de 2003 à 3 euros, nous ne sommes pas loin de la sincérité optimale.

 Auberge de La Cabane,
La Cabane d’Auzolles
63420 Saint Alyre ès Montagne.
(04 73 71 77 53)
Ouvert tous les jours.

C’est une île. Émergeant des pâturages du Cézalier, au croisement de deux routes improbables, la Cabane fait fonction de port. Le cabotage à 1100 m. ça creuse, et ici s’offre un nécessaire de survie : pompes à essence, équipement pour trier les vaches sur le chemin des estives, bureau de tabac, bar, ferme et surtout restaurant. Pas la peine de commander, s’il y a de la place vous vous installer, la seul chose à choisir c’est le vin, mais pas la peine de se creuser le gosier, piochez dans les côtes d’Auvergne de Boudes (10 euros) produits à quelques kilomètres dans la plaine, là-bas en dessous.

Pour commencer une assiette de charcuteries ou la part pour un en satisferai trois. Le menu à 18 euros vous donne, pâté, saucisson, jambon et beurre de facture locale, ensuite poitrine de veau farcie avec truffade, fromage de la ferme et pêche Melba sauvage. Une pêche Melba sauvage se réalise simplement, une boule de glace vanille, une demi pèche au sirop posée dessus et enfin une couverture abondante de crème prise directement à la surface d’un bidon de lait, ça sent la vache, mais c’est bien.

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Julien Legat 10/05/2006 12:50

Bonjour Eric,
je te suivais sur C+, désormais sur ton blog.
Pour le verre galant, nous sommes aussi fan chez Alter Mountain.
Julien.

daniel 09/05/2006 07:53

On le trouve où le bidon de lait qu'aurait pas passé au tank frigo?
Dans les souvenirs?
A mon avis, la Melba sauvage est si sauvage, qu'il faudra faire l'Attila pour la rattraper au galop...
A moins qu'il en pousse des plus sages du côté de La Bourboule!